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Ituri : Disparition inquiétante de Kyaviro Katembo « Libele ya Maman » à Biakato – Des accusations graves visant le général Mayani et le colonel David

Ituri : Disparition inquiétante de Kyaviro Katembo « Libele ya Maman » à Biakato – Des accusations graves visant le général Mayani et le colonel David

La situation sécuritaire dans la province de l’Ituri continue d’inquiéter l’opinion publique. Cette fois, un nouveau dossier soulève de sérieuses interrogations autour de la disparition de Kyaviro Katembo Juslin, affectueusement appelé « Libele ya Maman », habitant du village Biakato, dont l’arrestation et le transfert dans une détention inconnue font polémique.

1. Un conflit entre deux mouvements armés locaux

Selon plusieurs sources concordantes à Biakato, le différend opposerait le mouvement d’autodéfense UPLC, dirigé localement par le général Mayani, et le Mouvement d’Armées Patriotiques Congolais (MAPC), une structure récemment créée mais qui n’aurait pas encore reçu l’autorisation officielle de la hiérarchie pour établir un quartier général.

Kyaviro Katembo Juslin serait considéré comme l’un des responsables du MAPC dans la zone.

2. Une tentative d’intégration refusée

Toujours d’après les informations recueillies, le général Mayani aurait tenté à plusieurs reprises de convaincre Kyaviro Katembo d’intégrer son mouvement, l’UPLC.

Cependant, Kyaviro Katembo aurait catégoriquement refusé cette proposition, affirmant vouloir poursuivre ses activités dans sa propre structure.

3. Arrestation à domicile par des combattants

Face à ce refus, le général Mayani aurait envoyé certains de ses combattants pour arrêter Kyaviro Katembo directement à son domicile à Biakato.

Après son arrestation, il aurait été conduit au régiment militaire de Biakato, une unité placée sous le commandement du colonel David.

4. Une détention jugée illégale

Selon les témoignages recueillis, Kyaviro Katembo aurait passé six jours en détention au régiment, dans ce que ses proches qualifient de détention illégale.

Durant cette période, il aurait été entendu par l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) Adrien, chargé d’instruire le dossier.

5. Des accusations non confirmées

Les accusations portées contre Kyaviro Katembo concernaient un prétendu recrutement de jeunes mineurs pour les intégrer dans un mouvement armé.

Toutefois, après audition, il aurait été constaté que les éléments présentés ne permettaient pas d’établir sa culpabilité, selon des sources proches du dossier.

6. Une lettre d’engagement controversée

Quelques jours plus tard, une nouvelle tournure aurait été donnée à l’affaire.

Le général Mayani aurait transmis au régiment de Biakato une lettre d’engagement destinée à Kyaviro Katembo, lui demandant de signer un document pour intégrer officiellement le mouvement UPLC.

Selon les informations relayées par ses proches, Kyaviro aurait refusé de signer ce document, dont les conditions restaient floues.

7. Des menaces et un transfert mystérieux

Toujours selon les mêmes sources, Kyaviro aurait été averti que son refus pourrait entraîner sa disparition.

Un jour après cet épisode, il aurait été transféré vers un lieu de détention inconnu, sans que son épouse, sa famille ou ses proches ne soient informés de sa destination.

Depuis lors, Kyaviro Katembo Juslin reste introuvable, ce qui alimente une vive inquiétude dans la communauté locale.

8. Appel aux autorités de l’Ituri

Face à cette situation préoccupante, plusieurs voix s’élèvent pour demander l’intervention du gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le Lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama.

Les proches de la victime sollicitent notamment :

des explications claires sur les circonstances de l’arrestation,

la localisation du lieu de détention actuel de Kyaviro Katembo,

l’ouverture d’une enquête sur le rôle présumé du général Mayani, du colonel David et de l’OPJ Adrien.

9. Un dossier sensible dans une province déjà fragile

La province de l’Ituri demeure l’une des régions les plus touchées par l’insécurité en République démocratique du Congo.

Dans ce contexte, la disparition présumée d’un acteur local dans des circonstances aussi controversées risque d’exacerber les tensions entre groupes armés et d’alimenter l’inquiétude des populations.

10. L’exigence du respect de l’État de droit

Les proches de Kyaviro Katembo rappellent que la République démocratique du Congo est un État de droit, où toute arrestation doit respecter les procédures légales.

Ils appellent également les autorités du gouvernement central à se saisir du dossier, afin de faire toute la lumière sur cette affaire et garantir que justice soit rendue.

 

 

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